2011 : premières primaires citoyennes
Le 9 octobre 2011 a eu lieu un événement inédit dans la vie politique française : pour la première fois, les électeurs ont été appelés aux urnes afin de choisir le futur candidat socialiste aux présidentielles de 2012 parmi six postulants.
Une première en France
Cinq membres du Parti Socialiste ( Martine Aubry, Ségolène Royal, François Hollande, Arnaud Montebourg, Manuel Valls ) et un du Parti Radical de Gauche ( Jean-Michel Baylet ) se sont présentés. Traditionnellement réservées aux militants, ces élections se sont soldées le 16 octobre par une victoire de François Hollande avec 56,6% des voix au second tour face à Martine Aubry. Un candidat déjà en tête au premier tour qui a su fédérer au sein de son parti.
Un résultat mitigé
2,7 millions de Français se sont prononcés à l’occasion de ce vote. Une participation modeste, certes, mais supérieure aux pronostics. Pour analyser cette participation, il faut prendre en compte le fait que ces primaires soient les premières du genre ainsi que la réticence de beaucoup d’électeurs à se déclarer « sympathisants de gauche » ce qui pourrait menacer le caractère secret du vote. Certes, par l’intermédiaire de ce suffrage, François Hollande a acquis une légitimité certaine en tant que candidat de la gauche socialiste, mais il est difficile de prédire si les électeurs ayant voté aux primaires sont représentatifs de l’ensemble des sympathisants socialistes et si ces primaires auront une répercussion sur le résultat des élections présidentielles en 2012.
Un pas en avant pour la démocratie
C’est donc la gauche qui inaugure la première édition de ces élections primaires citoyennes. Si les opinions divergent et les critiques fusent, au sein même de la majorité certains approuvent ce qu’ils considèrent comme une avancée dans la démocratie, qui ouvre la voie à de potentielles primaires pour désigner les candidats d’autres partis dans les années à venir. Dans un pays où le suffrage universel semble satisfaire de moins en moins de nos concitoyens, le recours à la démocratie participative serait-il capable d’endiguer l’abstentionnisme ?
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