La quête d’une nouvelle démocratie à Wall Street
Depuis début octobre, Wall Street a été l’un des lieux des manifestations pacifistes contre les gouvernements jugés trop centrés sur l’aide aux banques et trop peu sur le peuple. Ce mouvement qui prend petit à petit de l’ampleur n’est pas seulement économique mais principalement politique. En effet, la crise semble remettre en cause le gouvernement mis en place et sa façon d’agir pour réduire le déficit.
La recherche d’une nouvelle démocratie
Les manifestations n’ont pas pour but de remettre en cause uniquement le système démocratique mais plutôt l’ensemble des politiques qui, selon eux, ne visent pas en priorité le bien des citoyens mais principalement la conservation du triple A ainsi que la sauvegarde des grandes banques. Les manifestants s’indignent de toujours être les principales victimes en cas de crise, ils réclament désormais une « réelle » démocratie, une justice sociale, et la lutte contre la corruption. Si le mouvement se poursuit à l’approche des nouvelles élections présidentielles, de nouvelles mesures pourraient être prisent par le gouvernement pour lutter contre la crise.
D’où en est le mouvement « occupy Wall Street »
Il a été mis en place le 17 septembre 2011, par le collectif appelé les « anonymous », pour protester au cœur même de la crise, à Wall Street. Il vise principalement à lutter contre les abus du capitalisme et s’est fait connaitre tout d’abord par les réseaux sociaux. D’après les manifestants américains, la révolte est comparable à celle de mai 68, cependant le président Obama n’a pas encore donné clairement son avis sur le sujet, et a seulement exprimé sa compréhension face à la colère des manifestants. Sur la place où manifestent les partisans d’une nouvelle démocratie, la rumeur d’une expulsion des manifestants est omniprésente. D’après les propriétaires du parc cette expulsion aurait dû se dérouler le 14 octobre 2011. Le maire de New-York, Michaël Bloomberg, explique qu’il s’agissait seulement d’une question d’hygiène pour le parc qui s’est vu dégradé pendant ces jours de manifestations. Désormais, bien qu’il n’y ait toujours pas eu d’évacuation directe, le gouvernement apparait bien plus répressif vis-à-vis des manifestants qui réclament une liberté de manifester.
Image: Gina Sanders – Fotolia